L’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, brise le silence. Deux jours après sa condamnation par la Cour de cassation, l’ex-garde des Sceaux a publié une lettre manuscrite ce dimanche 20 Septembre 2026. Adressée au peuple congolais et aux peuples d’Afrique, cette correspondance rejette catégoriquement le verdict de dix ans de travaux forcés prononcé contre lui.
L’ancien membre du gouvernement dénonce avec véhémence un « complot politico-judiciaire ». Selon lui, cette décision de justice n’a d’autre but que de briser sa carrière politique et de stopper ses actions. Il assure que les fonds liés au FRIVAO et à l’ICCN, au cœur de l’accusation, n’ont jamais été détournés.
Pour justifier sa position, le Crocodile fustige les conditions de son jugement. Il qualifie la procédure de « procès expéditif de deux jours ».
L’ancien ministre affirme que sa culpabilité a été décrétée sans la moindre comparution de témoin, ni aucune preuve matérielle de détournement de deniers publics.
Malgré la lourdeur de la peine et la privation de ses droits civiques, le ton reste combatif. Fidèle à son style, l’ancien candidat à la présidence de la République en 2023 refuse de s’avouer vaincu. Il annonce officiellement vouloir poursuivre la « résistance » face à ce qu’il considère comme une injustice flagrante orchestrée par des réseaux mafieux.
Cette alerte de Mutamba relance immédiatement le débat sur l’indépendance du pouvoir judiciaire en RDC. En choisissant la posture du prisonnier politique, Constant Mutamba promet de transformer son dossier judiciaire en une véritable bataille d’opinion.
Victoire RDC

